02380 COUCY-LE-CHÂTEAU
02 – COUCY-LE-CHÂTEAU Coucy-le-château La porte de Soissons 2005
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Coucy-le-château
/ La porte de Soissons
En vente
02380 COUCY-LE-CHÂTEAU
02 – COUCY-LE-CHÂTEAU Coucy-le-château Les sires de Coucy <
1999
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008EVM
2008MdP
2009 EVM
2009MdP
2010
2011
Coucy-le-château
/ Destruction en mars 1917
En vente
02380 COUCY-LE-CHÂTEAU
02 – COUCY-LE-CHÂTEAU Coucy-le-château Aisne Destruction en mars
1917 <
1999
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008EVM
2008MdP
2009
2010
2011
2012
Coucy-le-château
/ Aisne / Destruction en mars 1917
Epuisée
Une
position privilégiée.
L'enceinte
fortifiée de Coucy le Château se dresse sur un éperon rocheux au sud du massif
de Saint-Gobain et domine de 60 m la vallée de l'Ailette. Construit début XIII
ème siècle, cet ensemble de 1700 m de périmètre se divise en 3 parties
successives : la ville, la basse-cour et le château.
Pour accéder
au château, on passe d'abord par la ville dont la principale entrée était la
porte de Laon, qui défendait l'accès du côté du plateau et était en même temps
siège de la commune ; les portes de Soissons et de Chauny, de chaque côté du
promontoire, desservaient les 2 vallées. La ville qui couvre une surface de 10
hectares a conservé la quasi-totalité de son enceinte, qu’une promenade permet
de découvrir. Ainsi c'est la ville, commune disposant d’une charte de paix
depuis 1197 qui assurait la première défense de la forteresse. L'église Saint
Sauveur, portail XII ème, chœur XIII ème et nef XVI ème siècle, est le seul
édifice a avoir été reconstruit dans son état d'avant guerre après les
destructions de 1917.
La
basse-cour.
Couvrant près
de 3 hectares, elle était séparée de la ville par un large fossé barrant le
promontoire. On y accède par la porte de Maître Odon, comparable à la porte de
Laon. Dans cet espace aujourd'hui vide ne subsiste que des traces de bâtiments
le long des murs ainsi que les soubassements d'une église romane du XII ème
siècle.
Les
vestiges du château XIII ème siècle.
Après avoir
traversé la basse-cour, on franchit un grand fossé en partie comblé par les
débris du donjon et par le chemin actuel aménagé au XIX ème siècle. Cette
entrée ou porterie était fermée par un pont-levis et défendue par 3 herses
(grille en fer ou en bois, coulissant verticalement, pour fermer un passage)
dont les rainures sont encore visibles. Elle était flanquée d’un coté par la
Chemise du donjon (dont l’amorce est encore visible à gauche de l’entrée) et de
l’autre par la tour Est du château. Celle-ci est l’une des 4 tours d'angle qui
mesuraient à l'origine 20 m de diamètre et 35 m de haut, soit les dimensions du
donjon royal du Louvre. Elle comportait 5 niveaux dont 1 sous le niveau de la
cour, desservis par un escalier à vis aménagé dan l'épaisseur du mur. Au fond
d'un couloir du rez-de-chaussée se trouvent des latrines (lieux d'aisance ou
toilettes, que l'on trouvait à Coucy dans chaque tour, à presque tous les
étages).
Les 3 niveaux
supérieurs ont disparu, mais la salle basse est toujours accessible. A gauche
du passage se trouvait le seul accès au donjon. Cette tour, immense cylindre de
54 m de haut et de 31 m de diamètre, la plus grosse tour de l’Europe médiévale,
plus grosse que le donjon du roi au Louvre, était complètement isolée du reste
du château par un fossé circulaire et un pont-levis. Le donjon ne sert pas
d'habitation mais est avant tout symbole du pouvoir seigneurial. Il comporte
trois étages comportant chacune une salle immense pouvant servir d'ultime
refuge. Une terrasse de défense aménagée au sommet, avec son curieux crénelage
ogival, rendait l'extérieur et l'intérieur du château intenable par un
assaillant tant que le donjon n'était pas pris.
La tour Nord,
dite tour du roi, dont ne subsiste que le soubassement offre un panorama sur le
massif de Saint-Gobain d’un coté, sur le confluent de la vallée de l'Ailette et
la vallée de l'Oise et au-delà sur la plaine du Vermandois de l’autre.
La tour
nord-ouest, dont le rez-de-chaussée a été restaurée vers 1970, présente la
structure d'arcades percées d'archères (ou meurtrière, fente pratiquée dans un
mur pour le tir à l'arc), que l'on voyait encore sur les étages supérieurs des
4 tours avant 1917. La grille au centre de la tour ferme le seul accès au
sous-sol, qui servait de cachot et est aussi équipé de latrines.
La tour de
l'Ouest est similaire à la tour Est : un rez-de-chaussée hexagonal avec 6
chapiteaux sculptés de feuillages, qui soutenaient les arcs ogives de la voûte.
Sur les murs, des marques de tâcherons (signes que les tailleurs de pierre,
payés à la tâche, laissaient sur les blocs pour se faire payer selon l'ouvrage
exécuté), ainsi que des traces d'enduit peint avec des faux joints sont encore
visibles.
Au centre du
château, s'élevait une chapelle rectangulaire à 2 niveaux. La chapelle était à
l'étage, le rez-de-chaussée servait de liaison entre la cour et le cellier de
la grande salle.
Les
vestiges du palais du XIVème siècle.
Vers 1380,
l'intérieur du château fût remanié par Enguerrand VII, les rez-de-chaussée
furent voûtés pour supporter les nouveaux bâtiments :
La grande salle ou salle des Preux : ce bâtiment avait 3 niveaux : à l'étage la salle de réception dont
on distingue encore 2 cheminées encadrées par les niches qui abritaient les
statues de Preux. L’accès public à cette salle se faisait par un grand degré
qui prolongeait la chemise du donjon dans la cour, aujourd’hui disparu. Au
sous-sol, 2 caves voûtées en berceau brisé servaient à stocker vins et
provisions.
Le logis seigneurial ou salle des Preuses : il avait 2 étages d'appartements éclairés par d'immenses fenêtres
entre lesquelles, dans l'épaisseur du mur, un petit salon voûté d'ogives était
aménagé. La grande cheminée des Preuses était au premier étage. L'accès se
faisait par un escalier d'honneur commun avec la grande salle. Enfin, pour
augmenter la surface habitable, des communs ou locaux de service, furent
édifiés le long du mur nord, surmontés d'une galerie d'appartement desservie
par 3 escaliers à vis dont les traces sont encore visibles.
Dans la
première moitié du XVIème siècle, l’ensemble de la place forte fut transformé
pour l’adapter à l’usage des armes à feu. Le front Est de la ville, face au
plateau, fut renforcé, les courtines élargies jusqu’à atteindre 11 m
d’épaisseur, les tours et la porte de Laon arasés et remplis de terre pour
servir de plate-forme d’artillerie. Le même traitement fut appliqué aux autres
portes et tours de l’enceinte de la ville. Des fausses braies furent aménagées
en plusieurs points. Les 3 enceintes furent reliées par une courtine continue
barrant les extrémités des fossés de la basse-cour et du château. Un boulevard
fut aménagé en contrebas des faces sud et ouest de la basse cour et le château
fut remparé extérieurement.
La première
mention de Coucy remonte au VIème siècle, lorsque Clovis donne à St Rémi,
Archevêque de Reims, le pays de Mège. La terre restera propriété de l’Eglise de
Reims jusqu’au XIème siècle.
Au début du Xème siècle un premier
château dont il ne reste pas de trace est construit sur le promontoire qui
domine la vallée dans laquelle se niche l’antique villa gallo-romaine
(Codiciacum villa). Objet de nombreuses convoitises, il échoit au début du
XIème siècle à une nouvelle famille, issue des seigneurs de Boves, comtes
d’Amiens et des comtes de Vermandois, qui prendra le titre de
Sire de Coucy.
Vers 1220
Enguerrand III de Coucy entreprend l’édification de la forteresse dont
subsistent aujourd’hui les ruines. Vers 1380, Enguerrand VII transforme le
château en un somptueux palais. En 1400, le domaine de Coucy est acheté par
Louis d'Orléans pour renforcer son duché du Valois. A sa mort, le château
devient un enjeu entre Armagnacs, Bourguignons et Anglais. En 1411, sur la fin
de la Guerre de Cent ans, il subit son premier siège.
En 1498, il
passe dans le domaine royal à l'avènement de Louis XII. En 1652, pendant la
Fronde, la garnison de Coucy refusa de se soumettre à Mazarin. Après 3 mois de
siège, Louis XIV ordonna la destruction et l'abandon du château. Devenu bien
national à la Révolution, il est vendu et transformé en carrière de pierres. En
1829, Louis-Philippe met fin à cette démolition en achetant les ruines.
Propriété de l'Etat en 1848, plusieurs architectes dont Viollet-Le-Duc se
succèdent jusqu'à la Première Guerre Mondiale afin de préserver ces vestiges.
En mars 1917,
lors du repli stratégique sur la ligne Hindenbourg, l'armée allemande détruit
le donjon (avec 28 tonnes d'explosifs), les quatre tours du château et effondre
les passages voûtés des trois portes de la ville. L’ensemble de la ville est
également ruiné. Les combats qui suivront en 1917 et 1918 augmenteront encore
les destructions.
Les pouvoirs
politiques décidèrent alors de conserver ces ruines en souvenir des
destructions barbares de ce conflit. Ainsi, seul des travaux de consolidation
et de déblaiement partiel ont été effectués jusqu'à nos jours.
Renseignements d’ordre général Office de tourisme 8, rue des Vivants Porte de Soisson 02380
COUCY-LE-CHÂTEAU Site Internet : www.coucy.com Email : ot.coucylechateau@orange.fr Ouverture du site Informations disponibles sur le site Internet